Article mis en avant

Du 12 mai au 29 octobre 2018 se tient au Musée du Mont-de-Piété de Bergues
une exposition rétrospective du travail du peintre et graveur Edmond Kayser :
dessins, gravures, peintures.                        infoelectroconférence kayser

Retrouvez le catalogue de l’exposition et plus d’informations dans l’onglet « Actualités »

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Journées du patrimoine – septembre 2018 – Musée du Mont-de-Piété de Bergues. Exposition Edmond Kayser

Dans la presse : Sortir.eu, le site des évènements culture-loisirs, membre du réseau « Sortir en France »
JEUDI 9 AOÛT 2018 > expos > Edmond Kayser (1882-1965), La Belle tradition française

Edmond Kayser (1882-1965), La Belle tradition française (2018)
Élève d’Eugène Carrière, Edmond Kayser, peintre et graveur, appartient à la fine fleur des artistes indépendants qui animèrent la vie artistique en France durant l’entre-deux-guerres. Remarqué comme graveur à ses débuts, il va s’affirmer, grâce à ses paysages de Provence, comme l’un des peintres les plus accomplis de la jeune Peinture Française.

Après l'Orage à Saint-Paul de Vence

Après l’Orage à Saint-Paul de Vence, vers 1935. Huile sur toile H.44 ; L.59 cm. S.b.d.: Kayser, Collection particulière.

En 2016, par l’intermédiaire de ses descendants, un ensemble de dessins et de gravures d’Edmond Kayser entrait dans les collections du musée du Mont-de-Piété de Bergues. Figure importante de la Jeune peinture française qui s’impose comme une modernité tempérée dans le paysage artistique de l’entre deux-guerres, Edmond Kayser n’avait, jusqu’à ce jour, jamais connu de rétrospective dans le cadre d’un musée. Cette exposition sera donc pour la majorité du public une découverte et contribuera, nous l’espérons, à rendre à ce peintre sensible et nuancé, la place qu’il mérite sur la scène artistique des années 20/30.Dans son ouvrage Les berceaux de la jeune peinture, publié en 1925, le critique d’art André Warnod évoquait Edmond Kayser comme l’un des artistes français les plus significatifs de son époque aux côtés notamment de Derain, Braque, Matisse, Segonzac ou encore Dufy. Cette assertion a difficilement résisté au passage du temps et si pour l’amateur d’estampes, le nom de Kayser demeure encore relativement familier, il n’est plus, comme nombre d’artistes de sa génération, qu’une ombre dans l’histoire de l’art moderne telle qu’elle est encore majoritairement conçue de nos jours. En délaissant voire en ignorant tout un pan de la création artistique de cette époque, notamment celle s’inscrivant dans une modernité tempérée, on rend difficilement compte de sa réalité esthétique et historique. La période de l’entre deux-guerres, surtout la première décennie, avec l’essor considérable du marché de l’art, la multiplication des galeries et des vocations artistiques, le nombre croissant d’amateurs, tant français qu’étrangers, à l’engouement soutenu par de nombreuses revues, s’apparente à un véritable âge d’or. C’est dans ce contexte que va se dérouler la période la plus féconde de la carrière d’Edmond Kayser.

 

Aperçu de gravures, dessins, aquarelles, lavis :

 

En cours….(souvenirs de l’atelier de la rue Saint André des Arts)

Marie-Claire à l'atelier

Marie-Claire à l’Atelier, vers 1950. Huile sur toile H.60 ; L.73 cm, Collection particulière.

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L’atelier – Souvenirs d’enfance

A la fin des années 20, Edmond Kayser s’installe dans un bel immeuble ancien, assez délabré, au 37 rue Saint-André-des-Arts. C’était à l’époque un quartier tranquille et populaire.
Il passait des journées entières dans son atelier, silencieux et concentré. Nous, encore enfants, nous n’accédions à l’atelier qu’à certains moments privilégiés, lorsque des amis, des amateurs, demandaient à voir les dernières toiles. Il fallait alors grimper jusqu’au 5ème étage jusqu’à une vaste pièce dominée par une grande verrière, une belle lumière tombant du ciel. Dès l’entrée, l’odeur de peinture encore fraîche et d’essence de térébenthine nous saisissait. Encore maintenant, ces odeurs ravivent brusquement tous les souvenirs d’enfance. Le long des murs gris s’alignaient des toiles que Kayser retournait une à une pour les poser sur un chevalet, presque en silence, ce qui donnait au regard sa vraie place.
Pendant la longue interruption de la guerre, un autre atelier lumineux et délabré, ancienne fabrique de couronnes mortuaires, avait accueilli Kayser au 7 Place des Trois Pilats, à l’ombre du Palais des Papes d’Avignon. Quelques années plus tard, la guerre terminée, c’est dans l’atelier retrouvé de la rue Saint-André-des-Arts qu’Edmond Kayser est tombé, devant son chevalet, un jour de juin 1965.

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